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IRIS, OU DES MOTS QUI DORMENT, DANS LE PLI D'OR DE SES YEUX BLEUS DONT LE CERCLE NOIR EST ÉNORME, ET SES PUPILLES CERNÉES D'AVEUX.

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J'ai rêvé de lyres plantées au c½ur comme des couteaux, quand l'art est triste, et quand on ne trouve plus l'imagination. Je voulais l'écriture en intraveineuse, car je n'avais plus aucun secours d'expiation. Et ça me faisait noircir de rage les pages blanches, de frustration, et au final, quand l'inspiration n'est pas là, il n'y a que de la médiocrité. Il me semblait que plus les jours passaient, plus les émotions en moi pourrissaient, et plus ces sens se paralysaient plus il m'était difficile d'écrire. Il me fallut beaucoup de patience et de modestie, (non sans déconner) pour essayer de m'améliorer plutôt que de me complaire, et me dire que j'avais déjà l'intention, la volonté ce qui n'était pas si mal, après tout.


J’ai rêvé de lyres plantées au c½ur comme des couteaux, quand l’art est triste, et quand on ne trouve plus l’imagination.  Je voulais l’écriture en intraveineuse, car je n’avais plus aucun secours d’expiation. Et ça me faisait noircir de rage les pages blanches, de frustration, et au final, quand l’inspiration n’est pas là, il n’y a que de la médiocrité. Il me semblait que plus les jours passaient, plus les émotions en moi pourrissaient, et plus ces sens se paralysaient plus il m’était difficile d’écrire. Il me fallut  beaucoup de patience et de modestie, (non sans déconner) pour essayer de m'améliorer plutôt que de me complaire, et me dire que j’avais déjà l’intention, la volonté ce qui n’était pas si mal, après tout.

« On est poète seulement, vrai poète, quand  notre personnalité, notre profondeur, transcende la plus rigoureuse des règles d'écriture. Lorsqu'il y a une volonté sincère de juger par soi le monde. Les charlatans s'inspirent des techniques pour y broder des clichés, des regards vieillis, des pensées millénaires et jamais n'atteindront l'essence de la poésie, lui préférant son reflet ». Phrase dite avec d'autres mots d'une de mes professeurs d'université. 


*

Je compris ce jour-là; le naturel de mes propres mots. Je découvrai par un regard amer l'étendue de "mon oeuvre" que je jugeais à présent médiocre. Purement inutile, ou tristement décoratif. Je descellais petit à petit toutes mes influences, retrouvais les formules originales, et me regardant dans un miroir, admettais avec dédain que je n'avais rien de spécial. Bien que blessée, je me jurai d'essayer de changer coûte que coûte les choses, même si ce n'est peut être qu'un pêché d'orgueil falsifié en fantasme . Je n'ai pas le Savoir pour dire comment s'opère cette métamorphose. Je ne sais pas dans quelle mesure il faut travailler, sur soi, sur l'écriture, sur le monde. Ca me semble des fois pourtant à portée de bras, alors que c'est probablement infini. 

Je ne sais pas si j'y parviendrai un jour, cependant, il m'est un vrai plaisir d'écrire, et de composer un peu de poésie. J'apprécie notamment l'écriture automatique, les élans lyriques ou baroques qui donnent naissance à des "choses" totalement incompréhensibles, hermétiques, comme autant d'objets bizarres qu'on trouverait chez un vieux antiquaire. Je ne recherche pas toujours la musicalité, la cohérence, le premier élan qui me pousse à écrire réside dans une envi de tout lâcher, d'écrire le songe, de partir loin, et peut être d'inviter dans ces méditations certains lecteurs courageux. Ce blog est un tiroir où j'y dépose ces essais , souvent écrits dans des états brumeux, et si je vous ai expliqué toute ma conception de la chose c'était pour vous signifier que je serais ravie d'entendre vos jugements, sévères ou légers. Les gens en général ne supportent pas la critique, moi j'essaye, et quand je n'y arrive pas, j'aimerais bien avoir une aiguille pour dégonfler mon orgueil. Je n'ai aucune prétention, si ce n'est à partager des points de vues ou des tentatives d'écriture. En ce qui concerne mes lectures audio, je ne suis pas lectrice professionnelle, cela doit s'entendre, mais j'aimerais réellement devenir conteuse, du moins susciter la curiosité d'un texte par la lecture à haute voix. N'hésitez donc pas à me donner vos avis en la matière, surtout si vous faîtes du théâtre. Les textes lus sont des choix personnels, d'ouvrages que j'ai appréciés.Je souhaite que vous passiez un bon moment, merci de votre visite.



*

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Tags : Texte Personnel, poésie, Explications du blog, Introduction., PARTAGER, mots, Etats d'âme..., Psychédélique, Maar Dala, madhurit dixit, Devdas, bitche please
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#Posté le samedi 15 octobre 2011 05:56

Modifié le lundi 14 mai 2012 13:03



L'écriture, un lecteur et moi.


.....Souviens-toi que la poésie est une errance, toujours plus longue, parfois lointaine
Qui ne laisse à l'homme que sa canne et ses pieds pour soutenir son haleine
Ou un zoo où les pierres pleurent, les singes hurlent en rognant des conques
Pendant qu'aux allées, les passants parfois par dizaine ou quelconques
S'exclament : Quelle drôle d'histoire !

... ... .. ...
Nous marchâmes cent mille ans vers l'Inconnu
Pour arriver au Palais du Sultan Assim Waldaba le second
Où gisaient les dernières ruines des temples Bretons,
Et le corps d'Achille complètement nu.
De fécondes fontaines jaillissaient de toutes parts, pleines de sang,
Traversées de soleils, veines de lumières, sèmes de diamants.
Sur ces gigantesques remparts où le lierre est une gangrène,
Qui mange des pierres qui mange des tôles,
Des hibiscus, des orties, de hautes pierres qu'ondule l'onde du larsen
Et l'ombre des chats, des gros chats qui miaulent.

La porte était massive métallique, plus imposante qu'à Jéricho
Sous nos pas, les Édifices hurlaient mille échos.
Des bourrasques de vents emportaient nos cheveux,
Sur nos visages blêmes ils perçaient nos yeux.
Des taureaux maigres et malades pourrissaient un peu partout,
Des fosses communes étaient béantes sous nos pieds !
Une odeur de Peste, de jonquilles sortaient des égouts !
Larges canaux où l'ordure est une barque empressée.

C'était un Palais Magnifique, mon ange.

Sur notre route s'étaient dressés de grands arbres secs
Des fruitiers de Provence, des sapins de Québec
Leurs troncs d'asphalte enveloppaient nos ombres,
Tandis que le couchant mourait dans la pénombre.
Au loin, dansaient cinq lunes dans l'espace,
L'horizon était d'eau, de ruisseaux, d'océans, et sur leurs surfaces,
Se reflétait, la pâleur sinistre de ces astres,
Comme un suave linceul blanc.
Le monde n'était qu'une brume pleine d'or,
Terrible capiteuse comme le souffle d'un mort.
Comme des paillettes que la pluie aurait dissoutes.
Par centaines, les pavots drapaient les bordures de notre route,
Et lorsque nous courrions, parfois, nos regards exaltés
Prenaient ces fleurs pour des veines prêtes à éclater.
Les yeux portés vers les hauteurs nous laissaient contempler
Les nuées d'oies sauvages pénétrer dans les nuages,
Et se laisser dévorer,
Ainsi, les éclairs s'accouplent aux orages.

Je remarquai que nous n'avions plus de chaussures, plus de vêtements, plus de Raison, plus d'argent, plus de pendule, plus de ressources, plus d'organes, plus de corps, plus de besoins, plus de désirs, plus d'envies, plus d'espoirs, plus de nostalgie, plus de légitimité, plus de droits, plus de devoirs, Nus, plus de souvenirs, plus de vie, plus d'objets, plus de capitalisme, plus d'idéologie, plus de religion, plus de dictature, plus d'usure, ...nous étions nus, plus de travail, plus de musique, plus de beauté, plus d'humanité, plus de ranc½urs, plus de voisins, plus d'imagination, plus de soleil, plus de passion, plus d'aurores, plus de sommeil...et nos pieds, nos pieds!!
Sales, nos pieds de vagabonds, foulaient enfin pourtant le sol béni,
Le royaume tant espéré,
Que Dieu avait promis.....Ici.

Nous parlons au c½ur d'un désert de tempêtes, où le vent emporte le Satan et son fiel
Fait chuter les oiseaux et les étoiles du ciel,
Fait tournoyer les voiles des bateaux les plus solides
Des remparts, contemplons les plaines, la mer et le grand Vide.
D'abord ce vacarme étrange où les tornades de sable remplissent nos bouches de silence,
Vainement mes doigts arrachent mes cheveux pour que mes yeux puissent encore te voir
Puis ça surgit comme un bouquet de signifiance,
Eclot en plein milieu du soir.



Qu'importe.

Lecteur apatride, en exil, sur l'heure, prend le Palais pour abri
Avalons chaque table, chaque chaise, chaque nuit
Puisque c'est vainement que tout se dresse en rêverie.
Pour qu'entre chaque sanglot, et qu'entre chaque mouchoir
Qui s'envolent comme des colombes blanches dans la suie,
Il y ait juste une âme apportée sur le mandala de l'histoire.
Nous devrons apprendre à se parler malgré nos deux cultures,
Je sais que ma langue a « Quelque Chose » à réparer pour tes yeux !
Et pour ce que l'intolérance peut rendre à la sincérité des injures
Je tends l'autre joue contre Bête et armures.

Car moi aussi j'essaye vainement de survivre en me serrant contre toi
Le monde brûle sous de flamboyants éclats mais j'ai froid, j'ai froid.
Vois qu'au Palais d'Assim Waldaba le second,
Malgré tout, nous voyons, nous voyons.
La vie n'a peut-être pas conscience, sais-tu, de nous avoir créés,
D'être ainsi comme une mère qu'on dévore insatiables et sauvages
Mais en son sein humide, où resplendit l'oiseau dans les ténébreux nuages,
La vie demeure sublime sous son corps décharné.
Attablés nous rions de la bonne chair pourtant elle geint et gémit
Les hommes labourent son âme, violent son antre, et teignent ses épis.
Elle ce vagissement du nourrisson venant de naître,
Et le râle douloureux d'un vieillard dans son lit,
La beauté des aurores, le baiser froid des hivers, les peaux que l'on mord,
Un bienfaisant silence transpercé d'effroyables cris.

Tous nos gestes, toutes nos paroles, tous nos cris se confondent
En un espace infini où germent inutilement les fleurs les plus belles,
Où toutes les choses même les plus infimes sont fécondes,
Et s'épanouissent ensemble, immuables et mortelles.

Au creux de la vie, cet incessant et merveilleux voyage, nos yeux exultés
Comme deux poignées d'arc en ciel greffées au visage de la peur
Se tournent vers l'espace d'un ciel où vaquent les clameurs
A la recherche d'une Mère qui dans les limbes serait couchée.
De sa Mère, on garde au fond de l'être un souvenir auguste et puissant,
Qui fait trembler le c½ur, et bouillonner le sang.
Vie tu es sourde, mais ta voix par nous se heurte à tous les coins des rondes
Comme autant de mots d'amour qui s'enlacent et se répondent.
Et quand la glace vient couvrir nos corps immobiles,
C'est dans la chair, les vers, et le renouveau qu'instinctivement,
La vie se meut, comme un fleuve très tranquille
Qui traverse le néant.

L'Univers s'éveille et s'endort dans la paume de mes mains,
L'Univers m'attriste et m'égaye, et je vis dans ses reins.
Et,
Le cosmos est un ventre de femme où naissent les planètes,
Les étoiles, l'herbe, les ruisseaux et les pas des danseuses
La lune est très pâle, et ses rides creuses.
Le Soleil est un visage d'or poignardé de comètes,
Il y a des milliards d'Oiseaux qui le traversent, des feux de Bengale
Sur les rives des rivières, poussent des bambous enflammés,
Des Crocus humides, des bourgeons blancs et cent mille pétales
Qui se meurent à l'hiver, sous des vents enneigés.
Les Dunes des Déserts s'embrassent sous des pluies de soleil
Tandis qu'ailleurs, le monde se noie sous des tonnes d'eaux
Les feuilles sont d'émeraudes, de givre ou de vermeille,
Les Lierres sauvages, en silence, étranglent les arbrisseaux.
Les Lionnes dorment à l'ombre d'un Baobab,
Des grenouilles croassent dans l'étang d'à côté,
Un Tigre se meurt à la frontière du Penjab,
Grouillent les mille insectes qui vont le manger.
Les Volcans sont rouges et les océans sont bleus,
La cime des arbres tranchent l'infini des cieux,
Les éclairs sont de cuivre, et les aurores de bronze,
S'enlacent à jamais, nos étoiles et nos yeux,
Tandis qu'ailleurs, dans des temples des bonzes
Répètent sans cesse les mêmes chants pieux.
La nuit est un labyrinthe et ses murs sont opaques
Ses angles se meuvent aux haleines des Parques.
Autour de nous, lecteur, les obus et les comètes explosent tour à tour,
Les vagues se déchainent, la terre se brise comme de l'argile
Ton c½ur en a fini de battre, ton regard est figé entre tes cils
Mais je te serre contre moi, mon tragique et mon unique amour,
Maintenant,
Tandis que les ombres et les spectres remplissent l'univers,
Que l'obscurité s'étend comme un bouquet de lierres sur le sol,
Je reste à sourire, en embrassant furieusement tes lèvres molles,
Car il n'y a que toi pour donner à mes yeux tant de prières.




Je parle, je parle mais....

...Mais peut-être sommes-nous en train de profaner quelque Palais divin ?
Lorsque nos yeux ici s'attardent au mieux d'accueillir dans le sein,
Ces autres qui bêlent des fanges, des rues et des guerres
Nous avons remparts et murs ici, alors qu'ils dorment la poussière.
Derrière ces murailles, Assim, tous les êtres chantent l'Humilité
Sommes-nous poètes ou lecteurs alors par manque d'Humanité ?
Toi qui es capable de sentir le soleil et le givre, le laid et le beau,
Tourbillon du monde qui souffre les plus faibles, ou les plus essoufflés
Dis-moi si de cet asile, à regarder de haut
Nous sommes preux humains ou lâches exilés ?

Hé Bien lecteur, les poésies sont-elles puissantes et fécondes ?
Les Témoins du massacre valent-ils les obus, les militaires,
Les marches d'action, les vaillantes luttes d'assauts révolutionnaires ?
Ou bien, nagent-ils passifs ou morts dans leurs propres ondes ?
Si tu songes à nourrir rouge de feu le c½ur des hommes par les mots,
Plutôt que marquer des flammes et de sang leurs corps d'oripeaux,
Rejoins mon ch½ur si baroque, et constellé
Seule avec eux, nous sommes sans toit pour s'indigner
Sans fondements pour l'avenir, sans échos pour crier
L'Utopie ne peut naître qu'avec un monde pour l'accoucher :

L'obus détruit le monde, l'écriture construit le ciel :
A la Violence qui saigne on engage : Et soi-même et le Beau,
A l'inaction, prête le travail, Au verbe, tremblent les échos
Grêles, balles et ferrailles ; ondes, bises et zonderziels.(1)






.
 
 

 
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#Posté le samedi 15 octobre 2011 12:04

Modifié le mercredi 16 mai 2012 13:38



Je mangerai ta peau dans un lit de Quasars
A la lueur extrême des jonquilles fanées
Et dresserait bien haut le diaphane étendard
Qui couvre à peine nos chairs dénudées.
Mes seins sont ce jardin, où lentement promènent
Les rayons bleus de tes regards, et je t'aime
Ton petit souffle agité, ce petit coeur de Phalène
Onde mon visage mon Lou comme un jour de Baptême.
C'est toute ta bouche et toutes tes dents pour ronces
Qui ont mordu le cosmos de mes joues arrachées
Dans quelque baiser, où la tresse de Raiponce,
Etrangle nos mots dans un cri dépravé.
Nous dévorerons les lustres ainsi que les cierges
Ces soleils d'Automne qui se meurent aux lacs
Nous roulerons nos langues dans la neige vierge
Et tu noieras ma bouche d'un délirant ressac.
Le talon de ma chaussure s'est pris dans les cordes
De ta voix carnassière qui s'éprend de mes pieds
Embrasse-moi les chevilles, mon Lou avec ta horde
D'animaux baisers.
Hurle-moi l'extase, par l'ovale d'un profond trépas
Bouscule moi, que je m'esquisse en arc et me penche
Porte mes doigts aux saillants os de ta hanche.
Que je te désire davantage, mon Lou: Montre-moi !

Tags : Hommage à Lou, Poésie, Inspiration lettres Apollinaire, Lou, Guillaume Apollinaire
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#Posté le mardi 15 mai 2012 16:13

Tags : Magnifique set de table hindi, proverbe hindi, essai collage, montage paint, peinture à l'huile filtre, Occupation du soir, Pour SABADA01.skyrock.com
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#Posté le lundi 14 mai 2012 12:54



___________________________________

Moi:


Chaman, que fait-on de ton rire?

Extase.

A l'est, on dit qu'il aide à s'éteindre les oiseaux
Que tu jongles avec les lucioles, piétinnant l'herbe folle de grands et beaux sauts;
Tu transes comme une onde, balbutiant des odes à tes dieux,
Brille dans ton oeil la lueur des cieux bleus
Et que tu vibres sous un hallelujah de comètes, d'os et de peinture,
Tes yeux griffent l'Arbre de confettis en fruits ou de verdure
Bellement tu gargarises la musique dans ta gueule ,
Vers un ciel d'hémoglobine, où le soliste combat l' cri d'Mr Bungle.
Tu te sens comme gitane, voluptueuse et grâce, tes pieds sont dans la boue,
Par derrière de ta rue, les sémaphores de voiture viennent t'habiller
D'or et de photons crépitants. Tu sèmes ton rire comme la dame son gibier
T'as les Balkans dans tes jambes à te faire volter comme un loup.

La lavande de tes veines sèche au feu des jades brillants.
T'as les tutus les banbans, chuku, chuchu pan-pan
Plein d'astres qui chantent au coeur des tes paumes.
Aux noeuds de tes cheveux poussent des anémones.
Chamane, qu'as-tu à nous dire?
Un Vase.






Grévire

A l'ouest, ton rire se fait de temps à autre délire, par habitude
Tu balades ta silhouette de solitude en sollicitude
Tu parles aux cygnes de fumets et de fragrances flagrantes.
A travers les monts pelés et les vallées inodorantes
A travers des forêts forées et dénaturées
Au travers des chants et des pâturages mis en pâtée
Tu trembles devant l'immaturité des Hommes, ces pives
Qui jouent les armes de destruction massive
Tronçonnant, tailladant, incisant, morcelant Mère nature
Et pourtant, ton rire résiste à cette déconfiture.

Tu pars et tu reviens, tu meurs et tu revis
Tu désespères, tu t'encourages, tu pleures et tu souris...
Ton âme se rebelle mais tu restes de marbre pourtant
Car tu es chamane et tu vis dans le maintenant
Tags : chaman, ironie, étrange, écriture automatique, inspiration mallarmé, syntaxe bizarre, prière, ode, transe, onde, oiseaux, peinture
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#Posté le samedi 12 mai 2012 08:43

Modifié le dimanche 13 mai 2012 11:49

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